Syndicat National des Guides de Montagne

SNGM

Nouvelle adresse du SNGM

Les bureaux du syndicat sont transférés à Francin (près de Montmélian).

Le Neptune
50 voie Albert Einstein - 73800 FRANCIN
Tel. : 04 79 68 51 05 - Fax : 04 79 68 65 90  - E-mail : accueil@sngm.com

 


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Le point de vue des secouristes en montagne

La remise en cause du principe de gratuité du secours en montagne est une atteinte à l’esprit de solidarité nationale dont les conséquences n’ont pas été mesurées .

En adhérant au collectif par votre inscription à la pétition qui sera clôturée en septembre 2003, accessible sur Internet , participez à l’action qui vise à abroger l’article 54 de la loi du 27 février 2002.

Cet article noyé dans une loi fleuve et adoptée par une assemblée éparse la nuit du 27 février 2002 permet désormais aux maires " d’exiger des intéressés ou de leurs ayants droit une participation aux frais qu’elles ont engagés à l’occasion d’opérations de secours consécutives à la pratique de toute activité sportive ou de loisir pour tout ou partie des dépenses ".

Ce bouleversement a déjà montré concrètement les dangers que représente le principe du secours payant et sans avoir en contrepartie les vertus faussement prétendues :

* le contrat d’assurance déresponsabilise automatiquement l’assuré du point de vue financier.
* L’aspect financier peut-il responsabiliser plus que l’engagement de sa propre intégrité physique ?
* un assuré s’estimera en droit de jouir du secours en montagne sans scrupule au moindre problème , ayant payé d’avance pour cela !
* tout risque pour une victime d’accident de payer les secours si elle n’est pas assurée ou une franchise dans le cas contraire , peut conduire cette victime à redescendre sans les moyens adaptés et à aggraver son état , ce qui s’est déjà tragiquement produit ...
* de même , une cordée ou un groupe peuvent préférer renoncer à se faire assister face à un danger à peu près certain (risque d’avalanche , erreur d’itinéraire etc.) et se retrouver accidentés par voie de conséquence.
* Cette loi , édictée pour épargner les petites communes des coûts importants de certaines opérations , est inutile dans ce sens , car dans les opérations exceptionnelles , ce sont les départements ou les régions qui ont subvenu aux dépenses.
* Les moyens du service public , que ce soit les CRS ou les Gendarmes ont toujours été quant à eux mis à la disposition des communes de montagne et donc des pratiquants de façon gratuite.
* Des prestataires de service privés peuvent désormais s’engager dans le secours, mais le service public sera toujours le bienvenu dans les régions, pour les périodes et pour les opérations non rentables financièrement : les moyens privés seront par exemple exclus des opérations de recherche dont l’issue est aléatoire en terme de remboursement !
* Enfin , des années de propagande télévisuelle ont convaincu l’opinion publique que les montagnards sont des inconscients entraînant l’Etat dans des dépenses sans limite.

Union Nationale des Syndicats Autonomes de la Police (CRS UNSA POLICE)
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